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L’aire de jeux fossiles de Pessac

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Comment allier découverte scientifique et aménagements ludiques pour les enfants ?
La ville de Pessac en Gironde est à l’origine d’une aire de jeux originale constituée
de structures en forme de fossiles pour les enfants.
Un concept innovant dont l’installation est prévue début décembre, et qui fait suite
à la découverte sur le site d’un gisement de fossiles d’animaux marins datant de 18 millions d’années.


C'est en construisant en 1993 un bassement d’étalement des crues sur le site de Cap de Bos au nord ouest de Pessac, que la communauté urbaine de Bordeaux a fait une curieuse découverte. Lors des travaux, des techniciens pensent être en contact avec un gisement de fossiles. L’association sportive et culturelle Pessac-Alouette, section Paléontologie, est alors appelée à la rescousse. Les paléontologues Laurent Londex (enseignant- chercheur à l’université de Bordeaux) et Alain Cluzaud (amateur) identifient 13 variétés de fossiles dans les étages géologiques du Burdigalien (- 18 millions d’années) et du Serravallien (- 12 à - 13 millions d’années). Parmi ces fossiles sont trouvés des Conus, Pecten, Turitelle, Melongena, Oursins, Pirula, Coraux, Ficus, dent de requins…
Seuls quelques fossiles ont été extraits du site, les autres sont restés sous terre.

Un parc naturel aménagé

Aujourd’hui, la ville de Pessac a souhaité mettre en valeur ce patrimoine géologique tout en le rendant accessible au grand public, et notamment aux familles. “L’idée était d’aménager sur le site une aire de jeux composée
de structures en formes de fossiles pour les enfants, et de l’accompagner
de panneaux pédagogiques expliquant l’origine et l’histoire des fossiles trouvés. Le site s’y prête parfaitement car le parc de Cap de Bos est aujourd’hui un lieu de promenade très fréquenté par les habitants” explique Marjorie Carvel, dessinateurconcepteur en paysage à la Direction de l’Environnement de Pessac, et chargée de l’installation de l’aire
de jeux. La construction du bassin de Cap de Bos a en effet été l’occasion pour la ville de créer un parc naturel dans la continuité de la forêt du Bourgailh et de la coulée verte inscrite au PLU. Aujourd’hui, le site comprend 10 ha de promenade en périphérie du bassin, dont les abords ont été végétalisés, mais aussi à travers la forêt constituée d’essences typiques de la forêt atlantique comme des pins maritimes, chêne pédonculé, arbousier, prunus, jonc nain, genêt, fougère aigle…

Des sculptures en polystyrène
Pour réaliser les structures de jeux en forme de fossile, la ville de Pessac a fait appel à Catherine Lacroix, une artiste de la région. La sculptrice a ainsi réalisé 7 éléments de jeux dont une dent de requin, un oursin et trois coquillages (Conus, Melongena, Pecten). Ce sont tous des pièces uniques d’une taille assez importante : 1,5 m de hauteur
en moyenne. Le Pecten (coquille Saint-Jacques) affiche même un diamètre de 3,2 m. Ces éléments de jeux ont été conçus pour que les enfants puissent les escalader et s’agripper à eux. De plus, l’oursin et le Melongena offrent depuis leur sommet une très jolie vue sur le bassin de Cap de Bos.
A la fois ludiques mais aussi pédagogiques, les 7 oeuvres ont été sculptées par l’artiste dans du polystyrène
expansé ignifugé. Puis, elles ont été confiées à l’atelier Strato Compo, entreprise régionale, qui a revêtu chaque prototype de fibre de verre et d’un enduit polyester ou “gel coat”. Ce procédé permet d’obtenir une finition semblable à celle des coques de bateaux, et offre de surcroît une très bonne résistance au gel et à la pluie. Bien entendu, toutes les oeuvres ont été réalisées en conformité aux décrets et des normes relatives aux aires de jeux (décrets de 94 et 96 et norme NF en 1176-1). “On a fait appel à un bureau de contrôle pour que les éléments soient tous aux normes. Par exemple, les trois coquillages ont été installés sur des dalles d’ancrage pour éviter tout basculement,
quant aux deux autres, ils ont été fixés sur des plots. Mais on a également palier tous risques avec des sols de sécurité adaptés” explique Marjorie Carvel. En effet, sous chaque élément de jeux a été installée une sous-couche
amortissante draînante en flocon de mousse à cellules fermées en polypropylène recyclé (type Proplay). Quant au revêtement de surface synthétique, il offre lui une palette de couleur en harmonie avec l’environnement boisé
(type Childsplay). D’ailleurs, les structures ludiques ont égalementété peintes dans des tons naturels
(crème, blanc cassé, jaune ou orangé) pour faciliter l’intégration dans le paysage. Au total, le coût de cette aire de jeu aura été de 100 000 euros dont 11 400 euros TTC ont été subventionnés par le Conseil Général.
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